Souverains éclairés et passionnés de sciences, Louis XV comme Louis XVI couronnaient les scientifiques et encourageaient les nouveautés. Cet aspect inattendu d’une cour savante et pas seulement préoccupée par ses privilèges révèle des innovations techniques, de l’électricité aux envols humains, des études animalières aux créations d’instruments. La cour se révèle friande de ces nouveaux savoirs.
Au-delà des salles d’apparat et de la célèbre Galerie des Glaces, de multiples boudoirs et petits cabinets se cachent derrière la façade. Par des escaliers privés et des passages dérobés, découvrez cette facette méconnue du château. Entre ateliers, bureau privé du roi, salles du Secret et chambres des favorites, c’est un monde d’intimité, et de confort qui nous fait entrer dans l’ordinaire de la vie des souverains. Un univers à dimension humaine, insoupçonné, loin de la représentation, qui fut ignorée des courtisans et encore inconnue pour les visiteurs actuels.
Constamment exposée et face au public, la famille royale cherche des refuges pour vivre quelques instants hors de la foule des serviteurs et des courtisans. Trianon offre un refuge du Temps de Louis XIV aux nombreuses créations de Marie-Antoinette. Elle y développe un goût et un style personnel, emprunt de fausse simplicité et de renouveau. Entre un petit château et un hameau délicieusement composé c’est tout un refuge qui se crée pour la dernière souveraine du XVIIIe siècle.
Au fil du temps, l'image de la dernière souveraine de Versailles s’est métamorphosée. Aimée, honnie, adorée, conspuée, elle est l’objet de sentiments partagés et la figure d’un imaginaire hors norme, qui continue de fasciner. Qui était Marie-Antoinette, au-delà des apparences et l’image construite par peintres et chroniqueurs, redécouvrons une personnalité aux multiples facettes.
Ce qui n’était qu’artisanat devint art, ce qui fut utilitaire devint l’image du luxe à la française. Une richesse de création sans précédent va inventer de nouveaux meubles, des assises confortables, des pièces d’apparat sculptées et ornées par les plus grands noms. Cette évolution entre le règne de Louis XIV et la fin du XVIIIe siècle se perçoit à travers les œuvres insignes des meilleurs créateurs.
Il fut celui qui redonna un élan à la musique française après l’écrasante et tutélaire figure de Lully. Une richesse d’harmonies, des nouveaux instruments, un sens du phrasé musical remarquable, le distinguent de ses confrères. Musique religieuse ou instrumentale, ses pages sont expressives et colorées, mais avec l’opéra il révèle un talent exceptionnel qui lui ouvre les chemins de la cour et de la renommée. Avec l’écoute de ses pages emblématiques, il résonnera de nouveau.
Cette maison de plaisance est née d’un pari entre une belle-sœur et un beau-frère (Marie-Antoinette et Charles). Elle devient un emblème du goût français réunissant l’excellence des décors et des jardins en un lieu remarquable. Echo d’une insouciance et d’une quête de perfection, le domaine connaît actuellement une restauration salvatrice pour lui rendre ses charmes.
En quête d’évasion et de renouveau, les propriétaires de domaines se créent un monde fantasmé et idéal autour de leurs châteaux. Le regard sur la nature modifié par les philosophes conduit à un nouveau concept du paysage. Le pittoresque et le charmant triomphent en bannissant les préceptes de Le Nôtre pour une liberté toute mesurée mais aux accents sincères
Les pastels connaissent un incroyable engouement au XVIIIe siècle
Lorsque des artistes comme Rosalba Carriera ou Jean-Etienne Liotard hissent ce medium à un point d’excellence jamais vu. Au moment où l’expression de l’intime, des sensibilités et de la psychologie entrent dans l’art du portrait de façon déterminante le grain saisissant du pastel, ses poudres, le fondu des traits et le moelleux de la matière sont un atout. Un panorama à partir de la collection du Getty Center de Los Angeles.