Déc
2
mar
Par Jean-Marc Daniel, économiste, professeur à l’Escp Business school
Après la disparition de l’inflation qui nous a percutés, et tandis que le chômage paraît moins redoutable qu’il pouvait l’être au début du siècle, les interrogations présentes portent en France et en Europe sur l’évolution du travail, sur la dette publique, sur la réponse à apporter à l’urgence climatique. En pratique, pour traiter ces enjeux qui sont centraux et apporter des solutions concrètes à ces problèmes, il faut commencer par intégrer dans la réflexion le triple constat des déséquilibres démographiques mondiaux, des méfaits de l’incurie budgétaire notamment en France et aux Etats-Unis et d’une répartition inefficace de l’épargne mondiale.
Déc
9
mar
Déc 9 @ 10 h 00 min – 11 h 30 min
Par Nicolas Baverez, historien, économiste et avocat
Depuis l’invasion de l’Ukraine un grand basculement géopolitique modifie la régulation du capitalisme, la hiérarchie des entreprises, des nations et des continents. Le capitalisme de prédation renaît en même temps que les échanges et les paiements mondiaux sont déstabilisés par le protectionnisme et les dévaluations compétitives. Ces mutations prennent l’Europe à contrepied.
Les difficultés propres à la France viennent de sa difficulté à concilier liberté et stabilité politique, à gérer l’alternance des phases de développement et de déclin. Notre pays subit l’accélération de la crise politique qui tourne à la crise de régime, la colère sociale liée à la paupérisation, la perte de contrôle des finances publiques; d’autant que le surendettement interdit tout véritable réarmement, gage de puissance et d’influence.
La priorité doit aller au redressement intérieur, à la réorientation du modèle économique et social vers le travail, la production, l’investissement et l’innovation. La refondation de 1958 comme le tournant de la rigueur de 1983 ont montré que seules les thérapies de choc réussissent.
Face à la situation la plus dangereuse depuis la fin des années 1930, la France doit reconstruire des moyens de puissance pour pouvoir être un acteur d'un monde multipolaire, insable et violent. Et pour cela elle doit, comme en 1945, nouer un nouveau pacte entre l'Etat, les entreprises et les citoyens.
Les difficultés propres à la France viennent de sa difficulté à concilier liberté et stabilité politique, à gérer l’alternance des phases de développement et de déclin. Notre pays subit l’accélération de la crise politique qui tourne à la crise de régime, la colère sociale liée à la paupérisation, la perte de contrôle des finances publiques; d’autant que le surendettement interdit tout véritable réarmement, gage de puissance et d’influence.
La priorité doit aller au redressement intérieur, à la réorientation du modèle économique et social vers le travail, la production, l’investissement et l’innovation. La refondation de 1958 comme le tournant de la rigueur de 1983 ont montré que seules les thérapies de choc réussissent.
Face à la situation la plus dangereuse depuis la fin des années 1930, la France doit reconstruire des moyens de puissance pour pouvoir être un acteur d'un monde multipolaire, insable et violent. Et pour cela elle doit, comme en 1945, nouer un nouveau pacte entre l'Etat, les entreprises et les citoyens.
Déc
16
mar
Déc 16 @ 10 h 00 min – 11 h 30 min
Par Bruno Tertrais, Directeur Adjoint de la Fondation pour la Recherche Stratégique
Les alliances militaires sont en pleine recomposition. L'Ukraine se rapproche de l'Europe et de l'OTAN. De son côté, la Russie perd ses alliés au Moyen-Orient mais a forgé un nouveau partenariat avec la Corée du nord. La Chine préfère avoir des amis plutôt que des alliés. Surtout, depuis l'arrivée de Donald Trump, les alliances nouées par Washington depuis 1945 sont devenues beaucoup plus incertaines. Le monde de la première partie du 21ème siècle ressemblera-t-il à celui de la Guerre froide ? La configuration des alliances qui se dessine est-elle dangereuse, comme elle l'était en 1914 ?
Jan
6
mar
Par Benjamin Coudert, économiste, Département des trois Océans, Agence Française de Développement
Dans les années 1960, les pays industrialisés se sont engagés à verser une partie de leur richesse aux « pays en développement » dans une période de changement profond pour eux, mêlant décolonisation, guerre froide, industrialisation et inégalités croissantes entre le « Nord » et le « Sud ». D’abord pensée comme un instrument temporaire, l’aide publique au développement des Etats industrialisés de l’OCDE s’est peu à peu institutionnalisée et a servi à financer les Objectifs du Millénaires pour le Développement au début des années 2000, puis les 17 Objectifs de Développement Durable depuis 2015, avec des cibles ambitieuses à réaliser à l’horizon 2030. A l’heure où le monde connait des bouleversements de grandes ampleurs, on peut s’interroger sur les perspectives de développement durable dans les pays du Sud, de plus en plus vulnérables aux chocs exogènes de différentes natures.
Jan
13
mar
Par Pascal Lamy, Ancien Commissaire européen pour le Commerce et Directeur Général de l’OMC.
Conférence de clôture du cycle
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