Histoire de l’Art le jeudi de 10h à 11h30
SESSION 89 – Histoire de l’Art – JANVIER 2026 – AVRIL 2026
Echappée dans les musées européens
Par Tatiana Mignot, conférencière des musées nationaux
Cycle de 10 conférences
À travers ce nouveau cycle de conférences, nous vous invitons à un voyage au cœur de quelques-uns des musées les plus exceptionnels d’Europe. De Londres à Vienne, en passant par Turin, Bruges et Munich, chaque étape ouvre une porte sur un univers singulier, façonné par l’histoire, la passion des collectionneurs et le génie des artistes. Un itinéraire pour nourrir l’esprit et le regard.
20 Histoire de l’Art le jeudi de 10h à 11h30
Salle Marc Boegner
27 rue de l’Annonciation 75016 Paris.
Dates et thèmes
La Pinacoteca di Brera, fondée en 1809 à Milan, est née du projet napoléonien de rassembler les chefs-d’œuvre des territoires conquis pour les mettre au service de l’éducation artistique. Installée dans l’ancien collège des Jésuites, elle devint rapidement un centre majeur de la culture italienne grâce à sa collection. Parmi les chefs-d’œuvre les plus célèbres, citons Le Mariage de la Vierge de Raphaël, Le Christ mort d’Andrea Mantegna, La Pietà de Giovanni Bellini ou encore Le Baiser de Francesco Hayez, emblème du romantisme italien.
« Temple des arts », en regard du musée d’histoire naturelle, le Kunsthistorisches Museum de Vienne abrite l’une des plus belles collections au monde, celle héritée des Habsbourg. Antiquités égyptiennes et gréco-romaines, objets d’art décoratif, et surtout une pinacothèque exceptionnelle se partagent un bâtiment monumental. Le Kunsthistorisches n’est pas seulement un musée d’art, mais aussi un monument à la gloire du mécénat impérial et de la culture humaniste.
Après une longue rénovation, le Koninklijk Museum voor Schone Kunsten Antwerpen (KMSKA) a rouvert en 2022, confirmant sa place parmi les plus grands musées d’Europe. Fondé en 1810 par Napoléon, il abrite une collection qui retrace cinq siècles d’art flamand et européen. Le musée est indissociable de la gloire picturale d’Anvers : Rubens, Jordaens et Van Dyck y règnent en maîtres.
Situé au bord du Binnenhof, le Mauritshuis est un joyau de l’architecture néoclassique hollandaise, construit en 1644 pour le comte Johan Maurits de Nassau. Devenu musée en 1822, il abrite une collection resserrée mais d’une qualité exceptionnelle, centrée sur l’âge d’or de la peinture néerlandaise. Chaque salle est une célébration du génie hollandais du XVIIᵉ siècle : La Jeune Fille à la perle et La Vue de Delft de Vermeer, La Leçon d’anatomie du docteur Tulp de Rembrandt, ou encore Le Taureau de Paulus Potter.
Installé sur le Grand Canal, le Ca’ Rezzonico est l’un des plus somptueux palais vénitiens du XVIIIᵉ siècle. Construit par Baldassare Longhena puis achevé par Giorgio Massari, il incarne à lui seul la splendeur baroque de la Sérénissime. Transformé en musée au XXᵉ siècle, il est aujourd’hui consacré à l’art et à la vie vénitienne du Settecento. Ses salles richement décorées reconstituent l’atmosphère des grandes demeures patriciennes : plafonds peints, meubles laqués, porcelaines, tapisseries et portraits illustrent le raffinement d’une société en quête de plaisir et de beauté.
Le Sir John Soane’s Museum est l’un des plus curieux musées de Londres. Fondé par l’architecte néoclassique Sir John Soane (1753–1837) dans sa propre demeure de Lincoln’s Inn Fields, il fut légué à la nation avec la condition de rester « inchangé ». Véritable cabinet de curiosités, il rassemble dessins, antiquités, sculptures, modèles architecturaux et tableaux, témoignant du goût érudit d’un esprit visionnaire.
Session en cours
SESSION 88 – Histoire de l’Art – OCTOBRE 2025 – JANVIER 2026
Un certain XIXe siècle
Beau métier et grand spectacle : les Maîtres de la Belle Epoque
Par Françoise Barbe-Gall, historienne de l’art, conférencière des Musées nationaux
L’histoire de la peinture du XIXe siècle que nous connaissons aujourd’hui est surtout celle de la modernité. Or, face aux avant-gardes qui bouleversent la seconde moitié du XIXe siècle, les artistes les plus admirés de leurs contemporains, parfois grands professeurs, restaient les tenants lucides de la tradition. On redécouvre désormais leurs œuvres, encore trop méconnues en France : des images à la technique impeccable, de véritables mises en scène qui relèvent aussi bien du théâtre que du roman et annoncent souvent le cinéma. Ce nouveau cycle de conférences nous permettra d’en apprécier les richesses et les audaces tout en éclairant les contrastes ou les complicités entre anciens et nouveaux…