De Roméo et Juliette à Tristan, de La Bohème à Otello : à l'opéra, il est une chose que le spectateur attend toujours avec impatience : le grand duo d’amour. Tous les compositeurs d’opéra ont dû se soumettre à la tâche ardue de mettre en scène la passion, les élans amoureux, les coups de foudre, les actions de séduction de toutes sortes, les échanges de vœux, les « regards appuyés », voire les nuits de noces…
Orphée est l’un des tout premiers sujets de l’opéra. Monteverdi, puis Gluck un siècle et demi plus tard, s’en servent pour revenir à l’essentiel : raconter une histoire en musique, sans détour. Et c’est aussi une belle histoire d’amour, simple et directe, qui traverse les siècles.
Cette séance nous permettra de suivre ce même projet à deux époques différentes, et de voir comment un même mythe a servi de point de départ à deux moments clés de l’histoire de l’opéra.
Un bouffon protège sa fille comme la prunelle de ses yeux, mais le monde extérieur les rattrape. Une œuvre aussi humaine que bouleversante mérite bien une séance qui lui soit entièrement consacrée ! Car Rigoletto, d’après Victor Hugo, est un des sommets du théâtre musical.
À la fin du XIXᵉ siècle, certains compositeurs italiens choisissent de raconter la vie telle qu’elle est : amours brûlantes, jalousies, drames soudains, existences fragiles.
On parlera de Mascagni, Leoncavallo, Puccini et de cette manière toute italienne de saisir la vie dans sa crudité. Une esthétique directe, parfois brutale,où la voix porte la vérité des sentiments immédiats.
Amours désespérées, morts imminentes, espoirs déçus, œuvres anéanties, vies brisées, l'opéra soumet ses héros à des épreuves si extrêmes qu'un appel à la transcendance leur apparaît souvent comme l'ultime recours. Et jamais prières n'ont été si émouvantes que mises en musique par de grands compositeurs.
Une ultime séance tournée vers l’apaisement et l’élévation.