Depuis la première élection de Donald Trump, le référendum du Brexit et les « Macron Leaks », la question des ingérences étrangères est une priorité pour les États démocratiques confrontés aux assauts informationnels émanant de régimes autoritaires, comme la Russie, la Chine et l’Iran. Cette séance abordera les réponses apportées à toutes les échelles de gouvernement pour y faire face, et esquissera des pistes pour renforcer la résilience des sociétés démocratiques.
L’avènement de l’IA générative n’a pas seulement démultiplié les possibilités de créer des « hypertrucages » (Deepfakes) convaincants, mais également permis de faire passer à une échelle inédite les opérations de manipulation de l’information. Il s’agira de comprendre comment la production massive de faux sites, de faux profils et de faux contenus, contribue à polluer notre environnement informationnel, et comment préserver l’intégrité de l’information à l’ère de l’IA.
Il y a une dizaine d’années, les psychologues de l’université de Cambridge avaient involontairement contribué à la propagation d’un « virus » informationnel en créant des techniques de ciblage psychologique utilisées par la société Cambridge Analytica. Désormais, les psychologues de Cambridge sont en pointe dans la création de « vaccins » informationnels, sous la forme de vidéos, de jeux sérieux et de jeux vidéo qui permettent de réduire à grande échelle la susceptibilité à l’égard de la désinformation. Il s’agit aujourd’hui de l’une des pistes les plus prometteuses pour lutter contre les manipulations de l’information.
L’évolution des médias ces dernières décennies s’est caractérisée par une forte concentration des médias privés et une dépendance accrue des médias publics à l’égard des ressources publicitaires, en même temps que par l’essor d’empires médiatiques aux mains de propriétaires déterminés à peser dans la vie publique, au risque de manipuler l’opinion. Des pistes existent cependant pour garantir l’intégrité de l’information produite par les médias.